PRÉSIDENTIELLE. Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans un mouchoir de poche (POP2017 - BVA-Salesforce - Orange - presse régionale)

PRÉSIDENTIELLE. Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans un mouchoir de poche (POP2017 - BVA-Salesforce - Orange - presse régionale)

François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon (photo-montage).

A lire aussi

BVA - Orange, publié le vendredi 14 avril 2017 à 19h00

SONDAGE. À un peu plus d'une semaine du 1er tour, les écarts se resserrent plus que jamais entre les quatre candidats faisant la course en tête : Emmanuel Macron (23%), Marine Le Pen (22%), François Fillon et Jean-Luc Mélenchon (à 20% chacun).

Avec une marge d'erreur de 2,5% dans la dernière vague "POP2017" BVA-Salesforce pour Orange et la presse régionale *, publiée vendredi 14 avril, l'issue du scrutin semble impossible à prévoir.



► Une incertitude inédite à moins de 10 jours

Tous les scénarii apparaissent possibles au soir du 23 avril. Si un second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen demeure encore l'hypothèse la plus probable, rien n'exclut une qualification de François Fillon ou de Jean-Luc Mélenchon. Sur 100 électeurs qui se déclarent aujourd'hui certains d'aller voter le 23 avril prochain, 34 peuvent changer d'avis quant à leur vote ou n'expriment actuellement pas d'intentions de vote.

Une autre inconnue sera déterminante : la participation. Nous l'estimons actuellement entre 72% et 77% et elle devrait ainsi être inférieure à la participation enregistrée lors du premier tour de 2012 (79,5%). Cette faible mobilisation s'explique par une campagne jugée médiocre (qualité évaluée à 4,1/10 par les Français) et un intérêt modéré pour l'élection.

► Macron se stabilise et devance légèrement ses concurrents

Comme la semaine dernière, il est crédité de 23% des suffrages au premier tour. Dans le même temps, son socle électoral poursuit sa solidification : parmi ses électeurs potentiels, 67% se déclarent sûrs de leur choix soit 4 points de plus que la semaine dernière. Pour mémoire, ils n'étaient encore que 44% début février.

► Une baisse qui se poursuit pour Marine Le Pen

Marine Le Pen semble avoir amorcé une dynamique défavorable en cette fin de campagne. Elle est désormais créditée de 22% des intentions de vote, un score à nouveau en retrait depuis la semaine dernière (-1 point). Au final, la candidate du Front national a perdu 4 points depuis la mi-mars. Cette érosion est liée en partie à un retour vers François Fillon de certains sympathisants Les Républicains (LR) ou d'électeurs de Nicolas Sarkozy en 2012.

► Jean-Luc Mélenchon et François Fillon toujours à égalité

Jean-Luc Mélenchon confirme sa dynamique. Il est désormais crédité de 20% des intentions de vote, soit 1 point de plus que la semaine dernière. Son score a progressé de 8 points au total en 4 semaines. Cette évolution s'accompagne d'une progression de la sûreté du choix de ses électeurs potentiels : les deux tiers d'entre eux se déclarent sûrs de leur choix (66%, + 7 points en une semaine).

François Fillon continue sa remontée chez les électeurs de Nicolas Sarkozy en 2012 (63%, +4 points) et chez les sympathisants LR (74%, +2 points en une semaine, +7 points en deux semaines). Si le candidat de la droite et du centre n'est pas encore au niveau qui était le sien chez ces électeurs avant le Penelope Gate, il s'en rapproche de plus en plus et dispose donc encore de quelques réserves de voix.

► Benoît Hamon poursuit son érosion (7,5%, - 1 point).

Benoît Hamon n'est crédité que de 7,5% des intentions de vote, un score en baisse de 1 point en une semaine. Au final, le candidat socialiste a perdu près de 10 points depuis sa victoire lors de la primaire de la gauche. Nos premières mesures début février le créditaient en effet de 17% des suffrages exprimés. Désormais, seuls 30% des sympathisants socialistes et 20% des électeurs de François Hollande en 2012 déclarent avoir l'intention de voter pour lui.

* Enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange réalisée par Internet du 12 au 14 avril 2017. Échantillon de 1.439 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon représentatif de 1.504 Français âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d'agglomération.

Les intentions de vote qui figurent dans ce rapport reposent sur la base des personnes inscrites sur les listes électorales, certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1.044 individus. Pour cet effectif, pour un pourcentage obtenu par enquête de 20%, la marge d'erreur est égale à 2,5. Le pourcentage a donc 95% de chance d'être compris entre 17,5% et 22,5%. Les résultats d'intentions de vote ne constituent pas un élément de prévision du résultat électoral. Ils donnent une indication significative de l'état du rapport de forces à une semaine du 1er tour du scrutin, pour les 1er et 2e tours.

 
381 commentaires - PRÉSIDENTIELLE. Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans un mouchoir de poche (POP2017 - BVA-Salesforce - Orange - presse régionale)
  • ni macron,ni fillon, ni melenchon . c'est bruxelle qui mene la barque!

  • Oui mais quid de la dette et des réformes toujours repoussées à plus tard depuis 30 ans. Pensez-vous que nous avons encore la totalité des leviers de notre pays entre nos mains? Il faut négocier dur pour une europe plus juste et égalitaire entre ses membres. Remettre du protectionnisme européen (comme les américains, qui ne le nomment pas), productions écologiques et sanitaires exigeantes, pour freiner notre dépendance aux produits extérieurs déloyaux qui détruisent nos entreprises. Franchement souhaitez-vous tenter l'expérience grecque avec des idées trop belles, laisser à vos enfants une dette abyssale. On doit pouvoir trouver des compromis acceptables par la majorité d'entre nous.

  • Tout est possible ont se souviens en 2012 Hollande était monsieur 3°/ comme quoi un vote n'a pas de prix qu'en on a l'argent et les médias avec soi, conclusion? manipulation tout est manipulation, est ce que les français vont raisonner d'eux mème?réponse dimanche soir;Hollande a l'époque fustigeait la puissance d'argent a se casser la voix il a plier aussi ;quelque soi l 'élu ont sait a quoi l'on doit s'attendre

  • avec fillon c'est le grand recul social du 21 siecle ont va revenir en 1960 48 heures semaine retraite a 65 ans voire 67 suppression des rtt et de la 5 eme semaine de congé la sécurité sociale privatisé en fait il fera bon vivre en france pour 10% de la population les banquiers financiers et patrons

  • Benoit Hamon : un baroud d'horreur . Il rejoint les libéraux , donc un avenir noir pour les finances du parti . Ils vont rejoindre Macron qui ressemble plus à un perroquet qu'à un dirigeant politique . Marine a toutes ses chances pour le second tour et même la présidence .

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]