Une nouvelle affaire immobilière pour Richard Ferrand ?

Une nouvelle affaire immobilière pour Richard Ferrand ?

Richard Ferrand le soir du premier tour des législatives le 11 juin 2017.

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Orange avec AFP, publié le mardi 13 juin 2017 à 15h11

Selon Mediapart, le ministre de la Cohésion des territoires a revendu en septembre 2016 une partie de sa permanence parlementaire au PS local. La question se pose de savoir s'il l'avait acheté avec des fonds publics.

Richard Ferrand s'est-il enrichi sur le dos du contribuable ? Deux semaines après l'ouverture d'une enquête préliminaire sur une affaire immobilière impliquant sa compagne, Mediapart dévoile "l'autre bonne affaire immobilière" du ministre de la Cohésion des territoires.





Les faits remontent à septembre 2016. Richard Ferrand est député PS du Finistère, mais soutient Emmanuel Macron et s'apprête à devenir le secrétaire général de son mouvement En Marche!. Il décide alors de revendre pour 40.000 euros une partie de sa permanence parlementaire à la fédération PS du département. "Une bonne partie de la somme est sans doute allée dans sa poche illico puisqu'il avait déjà, fin 2016, quasiment terminé de rembourser son emprunt de départ", précise le site d'information.

Il avait acheté ces locaux en octobre 2012, peu de temps après avoir fait son entrée à l'Assemblée nationale, plutôt que de louer une permanence. Ce rez-de-chaussée de maison de Châteaulin d'une superficie de 130m² environ lui avait à l'époque coûté 115.000 euros, qu'il avait pu régler grâce à un emprunt de 150.000 euros (pour des travaux). Mediapart s'interroge : "Pour régler ses mensualités, le député Ferrand a-t-il utilisé des fonds publics, en l'occurrence son IRFM (son indemnité parlementaire pour frais de mandat) ?" marin

"UNE OPÉRATION LÉGALE MAIS PAS BIEN ÉTHIQUE"

"Si c'était le cas, l'actuel ministre de la Cohésion des territoires aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l'aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques", détaille le site, selon qui il s'agit d'"une opération certes légale mais pas bien éthique."

En effet, en 2012 l'Assemblée nationale n'interdisait pas aux parlementaires d'acheter leur permanence, d'emprunter et d'utiliser leurs indemnités pour payer les mensualités. Une pratique interdite depuis février 2015, " après des polémiques à répétition", rappelle Mediapart.

 
725 commentaires - Une nouvelle affaire immobilière pour Richard Ferrand ?
  • Je vous réponds ajlbn
    Mon cher, allez donc sur le site de l'Assemblée Nationale ou demander à votre moteur de recherches "combien gagne un député" et vous verrez alors que l'on parle de "salaire" ! !
    La preuve en est que les deux premiers émoluments sont assujettis à retenues de cotisation sociale comme n'importe quel salaire.
    Allez donc voir sur ces sites.qui sont accessibles à tout public et vous verrez que vous êtes dans l'erreur à considérer les versements fais aux députés comme n'étant que des indemnités ! ! .Certes on parle d'indemnité parlementaire mais il s'agit d'un écart de langage car en droit il n'en est rien.

  • Quoi? C'est à ne plus rien y comprendre! je croyais que les électeurs avaient jugé, selon la nouvelle doctrine de la nouvelle religion, de désengorgement des Tribunaux! Il était en bonne position pour être élu! Donc, il est innocent et blanchi lavé! Tous ces malins qui ont fait une partie de leur fortune avec des combines pas illégales, puisque ceux qui les pratiquaient faisaient justement la loi pour qu'elles ne soient pas condamnables, peuvent donner des leçons de modérations au Bon Peuple! Il serait bon de distribuer aux nouveaux députés un livre d'instruction civique et de morale. En Suède, Richard Ferrand serait déjà démissionné, mais la République Française est bonne fille- ou pas. Elle commence bien la République exemplaire et jupitérienne

  • pour eux tout et légale mais pour nous un petit accro ont payent cash pas de cadeau

  • Je vous réponds ajlbn
    Pour votre gouverne mon cher, sachez que les revenus qui sont acquis par les députés et sénateurs sont des revenus dont le barème est clairement établi par les règles et que contrairement à ce que vous affirmez ce ne sont pas les élus qui se les votent.
    Allez voir vous même sur le site de l'Assemblée Nationale et regardez un peu ce à quoi un député peut prétendre. Je le sais pour y avoir regardé du seul fait que j'ai failli être candidat à la députation et que si je ne l'ai pas été c'est parce que j'ai con,sidéré que la France était moribonde et que son peuple ne méritait pas que l'on se décarcasse pour lui.

  • Un député perçoit un peu moins de 5000 Euros mensuels d'indemnité de fonction (salaire) auxquels s'ajoutent un peu plus de 5000 Euros mensuels d'indemnité parlementaire de frais de mandat. A cela il convient d'ajouter qu'il lui est alloué un budget géré cette fois par l'Assemblée Nationale d'un peu plus de 9000 Euros mensuels destinés à payer les salaires des assistants parlementaires qui lui sont attachés (jusqu'à 5 attachés parlementaires) Les 9000 Euros sont pour les 5 et non pas pour chaque attaché parlementaire.
    Il convient donc de considérer que les deux premières parties des sommes qui lui sont versées sont pour chaque député un acquis au même titre qu'un salaire pour tout salarié.
    Viendrait-il à l'idée de quiconque de demander des comptes à un salarié sur la façon dont il a utilisé son salaire.
    Or là, au seul prétexte que ces sommes proviennent des impôts payés par tous les Français on fouine jusque là pour sombrer dans l'inquisition de mauvais goût.
    Exige-t-on d'un percepteur ou d'un policier ou d'un militaire ou d'un instituteur de justifier de ce qu'il fait de son salaire ? Non !
    Bien évidemment non et pourtant ils'agit aussi d'argent provenant des impôts payés par tous les Français>.
    Alors les journalistes Mrs Propre, arrêtez de vous comporter comme des fouille-c... car un jour vous seriez peut-être vous aussi amenés à rendre des comptes sur les sommes qui vous sont attribués tant en salaire qu'en indemnités de toutes sortes et dont certaines sont exonérées d'impôts..
    Je ne suis pas Macroniste et n'ai donc pas voté pour lui, je n'ai aucune sympathie pour Richard Ferrand mais tout cela relève de ragots nauséabonds qui ont juste pour effet d'exciter les esprits faibles.

    Il ne s'agit pas de salaires, mais d'indemnités que les élus nationaux se votent eux-mêmes, Il est rare qu'un salarié du privé (hors les grands patrons) ou un fonctionnaire se vote son salaire. Et vous oubliez les petits et gros avantages liés à la fonction, sur le plan du logement, des transports, véhicule, de la santé, de la retraite, etc...et même après un échec électoral.
    Quant à acheter un bien, au titre de permanence, avec ses indemnités (dont l'usage est pourtant un peu réglementé), d'ailleurs cette facilité abusive a été supprimée par la loi. Mais pendant des années les parlementaires ont surtout veillé à se préserver ce privilège qui leur permettait de se faire un pelote avec la bénédiction de la République.
    Il faudrait rappeler qu'un élu est là pour servir et non pour se servir.

    A Hupaihaire : non seulement les députés et sénateurs ont leur mot à dire pour les indemnités, qui ne sont en rien des salaires, mais en plus, ils peuvent se voter des hausses, et ils avaient pendant des années bien veillé à garder leurs privilèges. Dans votre réponse, mon cher, vous passez sous silence tous les autres liés à la fonction et que j'évoque. Soyez assuré que je ne méconnais pas les us et coutumes, tant à ce niveau national qu'au niveau local.

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