Présidentielle : Emmanuel Macron à la peine avec un discours sur les universités

Présidentielle : Emmanuel Macron à la peine avec un discours sur les universités

Emmanuel Macron le 14 avril 2017 à Montbonnot Saint-Martin (Isère).

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le dimanche 16 avril 2017 à 21h29

VIDÉO - Un discours technique, un peu trop sans doute. Emmanuel Macron a prononcé vendredi 14 avril un discours sur l'enseignement supérieur en Isère.

De son propre aveu, il ne l'avait pas rédigé lui-même et avait bien du mal à se l'approprier, et à comprendre. "Je suis tout à fait favorable à ce qu'on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l'initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse...". Il semble assez peu à l'aise et finit par lâcher : "Je vous lis ce qu'on m'a mis...". Mais il s'accroche : "Dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d'organisation interne. Initialement, je n'ai pas compris cette phrase". Une sortie qui a déclenché les rires de la salle.

Il explique alors vouloir instaurer avec son auditoire, des représentants de l'enseignement supérieur, "une relation de clarté" pour "agir efficacement". Le candidat d'En Marche prend alors le parti de se défaire de son texte et reformule le passage pour son auditoire : "Je ne suis pas pour un modèle unique en termes d'organisation de nos universités. Je suis pour qu'elle puisse y associer les partenaires à leur gouvernance, toutes celles et ceux qui sont pertinents pour avoir une action efficace. Donc je suis pour plus d'autonomie, je suis pour une gouvernance plus simple portée par des acteurs de terrain et qui ne soit pas imposée dans un modèle unique d'en haut".



La séquence, relevée par le Lab d'Europe 1, a été filmée et publiée sur Twitter par un étudiant, soutien de François Fillon. Elle a été partagée près de 5700 fois ce dimanche en fin de journée. "Quand @EmmanuelMacron découvre son programme pour l'Enseignement Supérieur et qu'il avoue ne pas comprendre ce qui est écrit. #Malaise", écrit le filloniste.



Le Lab d'Europe 1 précise que par deux fois dans son discours, Emmanuel Macron s'est un brin agacé de la teneur de son discours. "Mon équipe m'a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n'arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d'être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu", a-t-il d'abord lancé. Puis, un peu plus offensif à l'égard de son équipe de campagne : "On a un gros problème avec l'évaluation. Personne n'aime l'évaluation. Donc là, c'est pareil, on m'a préparé un texte qui est absolument illisible sur l'évaluation".

 
625 commentaires - Présidentielle : Emmanuel Macron à la peine avec un discours sur les universités
  • je lis ce qu'on m'a mis ... Hollande bis , incapable de faire quelque chose de bien ( cf les bus ) De Gaulle n'avait pas besoin de fiche pour tenir un discours compréhensible de tous

  • On le sait qu'il est nul, ce n'est pas un scoop.

  • Même le plus compétent des chefs d'entreprise ne peut pas TOUT maîtriser. Nul ne peut prétendre être à la fois omniscient et omnipotent; c'est pour cela qu'il existe des adjoints, des conseillers, des relias qui sont spécialistes dans leurs domaines et à qui on peut se fier quand on a une grosse responsabilité.
    Tout l'art d'un bon dirigeant est de s'entourer de ces compétents-relais, de leur faire confiance, mais en gardant le pouvoir de décision.
    Diriger (une grosse affaire) c'est aussi être capable de déléguer tout en gardant la mainmise sur la décision finale. On ne demande pas aux grands capitaines d'industrie "qui vous a conseillé de faire ainsi", car pour gagner ses galons de capitaine, il a fait la preuve de cette qualité qui consiste à être celui qui décide et qui décide bien!
    Nul doute que Macron, pour arriver là où il est, saura choisir ceux qui l'aideront à prendre les bonnes décisions.
    Certes, c'est souvent les bons conseillers qui écrivent les discours (pensez à Henri Gaino, plume de Srakozy) et comprenez qu'avec les mille préoccupations d'une campagne et les emplois du temps surchargés, on peut ne pas avoir le temps de tout comprendre puisqu'on sait qu'au moment de décider, le bon conseiller sera là.

    En politique c'est autre chose et vos "bons amis" sont aussi "les meilleurs traitres"

  • Nous avions déjà compris qu'il donnait facilement raison au dernier qui lui avait parlé, quitte à se renier le lendemain.
    Mais maintenant nous savons qu'il n'est qu'une marionnette qu'on fait gesticuler, mais le texte ne suis pas toujours.
    Qui le dirigera si par malheur il est élu ?

  • Déjà on ne comprend pas ce qu'il dit, alors si lui ne comprend pas ce qu'il lit...
    "On a un gros problème avec l'évaluation. Personne n'aime l'évaluation. Donc là, c'est pareil, on m'a préparé un texte qui est absolument illisible sur l'évaluation" : vous avez compris ?

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]