Législatives : six ministres vont jouer leur poste

Législatives : six ministres vont jouer leur poste

Six ministres devront démissionner s'ils perdent les législatives les 11 et 18 juin. (photomontage)

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Orange avec AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 15h00

Emmanuel Macron a été limpide : les ministres de son nouveau gouvernement qui se présentent aux élections législatives sont condamnés à gagner. Ou à démissionner.

Et l'enjeu est gros pour l'ensemble de l'équipe gouvernementale. En cas de défaite de La République en marche, c'est la cohabitation.

"Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a prévenu le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Tout le monde va participer. Les membres du gouvernement, y compris les deux ministres Les Républicains Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, devront "soutenir les candidats de la majorité présidentielle" lors des élections législatives des 11 et 18 juin. Six ministres sont candidats pour ce scrutin, et ils ne sont pas tous égaux face aux suffrages. À la complexité de mener campagne tout en ayant un emploi du temps de ministre s'ajoutent des difficultés (ou des facilités) locales.


► BRUNO LE MAIRE, le pari risqué
En cas de défaite, il perd tout. Le ministre de l'Économie joue très très gros. Après avoir accepté de rejoindre le gouvernement Philippe I, Bruno Le Maire a été exclu des Républicains et se présente sous les couleurs d'En marche ! dans la 2e circonscription de l'Eure. Le Front national y est très fort, Marine Le Pen y est arrivé en tête au 1er tour, devant François Fillon et Emmanuel Macron. Il devra aussi y affronter un candidat investi par Les Républicains. "S'il est battu, Le Maire aura tout perdu. Il sera éjecté du gouvernement, il ne sera plus député. Bref, il ne sera plus rien. On n'en entendra plus parler", s'amuse un ténor LR, cité par Le Parisien.

► CHRISTOPHE CASTANER, l'incertitude
Le porte-parole du gouvernement est le député sortant de la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Débarrassé de l'étiquette PS, il n'est pas sûr d'être réélu. La région est réputée difficile pour le centre gauche, et connait régulièrement l'alternance. Jean-Luc Mélenchon y est arrivé premier à l'élection présidentielle, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

► RICHARD FERRAND, double jeu efficace
En octobre dernier, Richard Ferrand devenait secrétaire général d'En Marche ! tout en conservant sa carte du PS. Si les cadres parisiens du parti n'ont pas apprécié, la pilule est mieux passé auprès des militants locaux, qui l'ont investi candidat dans la 6e circonscription du Finistère, dont il est le député sortant. Aujourd'hui ministre de la Cohésion des territoires et candidat à 100% de la République en marche, il va affronter un candidat écologiste investi par le Parti socialiste. Cependant, rapporte Le Parisien, les militants socialistes le soutiennent, de même que ceux qui soutiennent la majorité présidentielle. Emmanuel Macron était arrivé en tête à la présidentielle, avec près de 28% des voix.

► ANNICK GIRARDIN, la facilité
La députée est bien implantée dans sa circonscription de Saint-Pierre-et-Miquelon, et ne devrait pas avoir de problème pour être reconduite. Elle a été élue avec plus de 60% des voix aux deux derniers scrutins. Cependant, Jean-Luc Mélenchon a fait un très gros score à la présidentielle (35%), tandis qu'Emmanuel Macron n'a recueilli que 17,9% des suffrages. Dans tous les cas, la campagne s'annonce compliquée pour la ministre des Outre-mer : il faut en effet deux jours pour se rendre sur l'archipel situé dans l'Atlantique nord, et autant pour en revenir.

► MOUNIR MAHJOUBI, défi de taille
Il est le plus jeune membre du gouvernement, et pourtant, c'est à lui qu'incombe la mission la plus difficile. À 33 ans, le secrétaire d'État au Numérique ne s'attaque à moins de rien que le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dans la 16e circonscription de Paris. Il a commencé à faire campagne dès la victoire d'Emmanuel Macron, dans le XIXe arrondissement de Paris, à la fois populaire et bobo. Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête à la présidentielle, talonné par Emmanuel Macron.

► MARIELLE DE SARNEZ, un boulevard
La ministre chargée des Affaires Européennes est une routarde de la politique. Indéboulonnable bras droit de François Bayrou, Marielle de Sarnez est eurodéputée de 1999 et se présente dans la 11e circonscription de Paris, pour une partie qui s'annonce facile. En effet, Emmanuel Macron a obtenu près de 40% des voix au premier tour de la présidentielle. Elle y affrontera le député sortant, le frondeur PS Pascal Cherki.

 
91 commentaires - Législatives : six ministres vont jouer leur poste
  • non seulement les retraites n'agmentent pas mais elles vont encore diminuer

  • de sarnez n'arréte plus de rigoler depuis qu'elle s'est fait refaire la deventure

  • Dégager tous les traites à leurs propres camps , ils ne méritent aucunes confiances de la part des électeurs , traites un jour traites toujours et ne venez surtout pas me dire que c'est par convictions

  • Bon , rien de dramatique ...Ferrand va " s'en sortir " et , je le souhaite , Bruno Le Maire aussi ;
    pour les autres , la dynamique Macron / REM va etre jel'espère benefique .

  • Marielle de sarnez, il y a une quinzaine de jours, déclarait que l'augmentation de la CSG etait tres tres mauvaise pour la consommation des ménages, mais depuis , on lui a donné un poste de ministre, et, là miracle, l'augmentation de la CSG, est un tres tres bon impôt. Comme quoî le jugement d'une personne celà s'achète, et hélas ce ne sera pas la seule, on connait la faiblesse humaine. Comment le president quand il voit avec la facilité , comme il peut retourner ses personnes, arrive t'il à leur faire confiance, ou alors il a des arrières pensées que l'on découvrira plus tard !!!!!!

    vous ne croyait pas que les retraités qui vont voir leur pension diminué de 1 ,7 % vont voter pour en marche ARR lol grosse erreur de stratégie mr le président et on est un paquet lol !

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