Législatives : rejoindre Macron ou pas ? La droite se déchire

Législatives : rejoindre Macron ou pas ? La droite se déchire

Après l'appel de Thierry Solère à "répondre à la main tendue" par Emmanuel Macron, François Baroin a lancé un contre-appel.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 17 mai 2017 à 09h53

TENSIONS - 173 élus Les Républicains (LR) et UDI ont répondu mardi soir "à la main tendue" par Emmanuel Macron après la nomination d'Édouard Philippe à la tête du gouvernement. En réponse, le parti LR publie un contre-appel.

Emmanuel Macron va-t-il faire exploser la droite ? En nommant lundi le député-maire du Havre LR Édouard Philippe Premier ministre, le président a semé la zizanie à droite sur le soutien ou non à ce gouvernement inclassable.

Sous la conduite de Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, une trentaine d'élus LR ont signé lundi 15 mai un communiqué commun appelant à saisir "la main tendue par le président de la République". Mardi soir, ils étaient pas moins de 173, dont Bruno Le Maire, Benoist Apparu, Christian Estrosi, Nathalie Kosciusko-Morizet, mais aussi le fondateur de l'UDI (centre), Jean-Louis Borloo.

"Je ne serai pas dans l'opposition à ce gouvernement (...) Je veux un quinquennat utile et réussi. La seule chose qui compte, c'est que le pays avance", a justifié Thierry Solère mardi 16 mai sur Europe 1, tout en affirmant qu'il ne ferait pas partie du gouvernement et qu'il serait candidat LR aux législatives.



Selon Dominique Bussereau, député LR de Charente-Maritime, ce n'est pas un appel de "ralliement" mais de "bienveillance" a-t-il affirmé sur BFMTV.

CONTRE-ATTAQUE

En riposte, les 577 candidats LR/UDI investis pour les législatives ont lancé mardi soir un "appel" au "rassemblement" autour du "projet politique de la droite et du centre durant la campagne".



François Baroin, chef de file du parti LR pour les élections législatives, avait annoncé ce contre-appel un peu plus tôt dans la matinée, devant une soixantaine de députés réunis en fin de matinée à l'Assemblée. "Le plus sûr pour avoir une politique de droite et du centre, c'est d'avoir une majorité de droite et du centre", avait-il martelé. "Il faut choisir : c'est soit le gouvernement, soit LR", a de son côté lancé le vice-président de LR Laurent Wauquiez.

"UNE GIFLE"

Le secrétaire général adjoint du parti Éric Ciotti a estimé mercredi 17 mai sur Europe 1 que l'appel d'élus LR à saisir la "main tendue" par Emmanuel Macron était "une gifle" aux candidats LR pour les législatives, avec derrière le souhait d'entrer au gouvernement d'Édouard Philippe.



"Beaucoup espèrent être au gouvernement, soyons clairs", a-t-il poursuivi. "Cette main tendue, c'est la main sur le téléphone portable pour qu'on les appelle". Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet sont notamment pressentis pour faire partie du gouvernement. "Si elle figure dans le gouvernement, eh bien ce sera une décision de ne plus participer à notre famille politique", a déclaré, à propos de cette dernière, le député des Alpes-Maritimes.

Si Éric Ciotti ne veut pas entendre parler d'un ralliement avec En Marche!, il n'exclut pas une réorganisation de son parti : "Nous, nous voulons être clairs, avec François Baroin, sur des convictions. L'important, c'est d'établir ce qui nous différencie. Ça ne veut pas dire que demain il ne faudra pas réformer complètement notre famille politique. (...) Il faudra une ligne idéologique claire, ça ne veut pas dire que sur tel ou tel sujet on ne sera pas amené à voter comme le gouvernement", a-t-il développé.

 
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