Législatives : l'investiture de Marielle de Sarnez contredit les règles de la République en marche

Législatives : l'investiture de Marielle de Sarnez contredit les règles de la République en marche

Marielle de Sarnez le 13 mai 2017 à Paris.

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Orange avec AFP, publié le mardi 16 mai 2017 à 16h11

Marielle de Sarnez a-t-elle bénéficié d'un traitement de faveur de la République en marche ? Ce qui a été reproché à Manuel Valls pour lui fermer la porte à l'investiture n'a pas été rétorqué à cette très proche de François Bayrou. Rappelons que l'ancien Premier ministre n'avait pas pu se présenter sous pavillon "En Marche" car sa candidature ne correspondait pas aux "critères" du parti selon Richard Ferrand.

"Aucun candidat ne peut être investi s'il a déjà fait trois mandats de parlementaire", avait fait savoir le secrétaire général d'En Marche. La REM qui prône le renouvellement politique ne semble pas avoir appliqué cette règle de conduite à la vice-présidente du Modem qui a rempilé pour un quatrième mandat au Parlement européen en 2014. Celle qui vient d'être investie dans la 11è circonscription de Paris est deputée européenne depuis 1999.

LA DÉFENSE DU CLAN MACRON

"Interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs", avait pourtant averti Emmanuel Macron, présentant le loi pour la moralisation de la vie publique. Marielle de Sarnez en comptabilise quatre. "Elle ne concourt pas pour un mandat dont elle a déjà été élue, puisqu'elle n'a jamais été élue députée de sa vie. Elle n'a jamais occupé de mandat national", a défendu Benjamin Griveaux sur RTL. Même exercice pour Richard Ferrand sur France Inter. Nous avons rappelé que lorsqu'on avait effectué trois mandats de parlementaire national, on ne pouvait pas porter l'étiquette. (...) La règle que l'on applique est que personne n'ait réalisé plus de trois mandats au parlement national. C'est un argument qui a été retenu dont chacun peut mesurer le caractère un peu spécieux, je vous l'accorde. (...) C'est la commission Delevoye qui applique les critères. Et certains ont fait valoir qu'avoir été député européen ne saurait être pris en compte lorsqu'il s'agit de briguer un mandat national". Et de conclure : "ce n'est pas une jurisprudence, c'est un cas d'espèce".



Marianne fait par ailleurs remarqué lundi 15 mai que Marielle de Sarnez n'est pas seule dans sa situation. L'ex-UDF Jean-Louis Bourlanges a reçu l'investiture dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine. Il n'est aujourd'hui plus député européen, mais il l'a été durant quatre mandats, de 1989 à 2004, rappelle l'hebdomadaire.



Sur le terrain, l'investiture de Marielle de Sarnez fait grincer des dents. "C'est un coup de force. Elle ne répond même pas aux critères", regrette une membre du MoDem local et adhérente REM auprès de L'Express. La conseillère départementale du MoDem parisien, Armelle Malvoisin regrette quant à elle que Marielle de Sarnez "ne représente pas le renouveau politique espéré dans cette circonscription". L'hebdomadaire estime que la députée européenne n'est pas à l'abri d'une candidature dissidente.

 
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