Législatives : Cazeneuve regrette l'absence d'une coalition PS-REM dans certaines circonscriptions

Législatives : Cazeneuve regrette l'absence d'une coalition PS-REM dans certaines circonscriptions

Bernard Cazeneuve le 29 mai 2017 à Villeurbanne

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le mardi 06 juin 2017 à 10h23

Invité mardi 6 juin sur RTL, Bernard Cazeneuve s'est montré bienveillant à l'égard du nouveau président Emmanuel Macron. "Je pense que le début du quinquennat d'Emmanuel MAcron est positif (...) Le président a réussi au début de son quinquennat à poser un style".

L'ancien Premier ministre salue une communication réussie mais met en garde : "la communication ça compte en politique mais ça ne fait pas tout (...). Mais il y a aussi la rudesse du contexte. Et la rudesse du contexte on ne l'affronte pas tout simplement avec de la communication, on l'affronte aussi avec une politique, avec de la lucidité".

Si Emmanuel Macron a gagné la sympathie de Bernard Cazeneuve, c'est loin d'être le cas de certains candidats investis par la République en marche pour les législatives. "Il y a parmi les candidats d'En marche, des candidats dont je ne sais pas d"où ils viennent. (...) Il y a des gens très bien (...) et il y a des gens plus inexpérimentés. (...) Si l'on veut que ce quinquennat réussisse, dès lors qu'on annonce une majorité large, il faut de la nouveauté et il faut aussi de la densité et de l'expérience", met en garde l'ancien ministre de l'Intérieur.

Pas de "disparition du clivage gauche - droite"

Il regrette plusieurs investitures REM contre des candidats socialistes : "Aller présenter des candidats contre de jeunes candidats qui sont socialistes qui sont pour beaucoup des femmes issues de la diversité et qui ont fait montre de leur loyauté et de leur capacité à apporter une contribution à la vie politique française, ce n'est pas une manière d'encourager la modernisation de la vie politique". Bernard Cazeneuve évoque ici les cas de Najat Vallaud-Belkacem en danger dans sa circonscription de Villeurbanne et celui de Seybah Dagoma, elle aussi menacée à Paris.



"Je pense que ça n'aurait pas nui à la majorité de demain qu'on essaie de faire en sorte que tous les talents qui veulent contribuer à la réussite du quinquennat (...) se coalisent les uns avec les autres pour faire en sorte que ce quinquennat soit un quinquennat de réussite, ce qui est mon souhait", regrette Bernard Cazeneuve. L'ancien ministre ne croit pas à la "disparition du clivage droite gauche" et estime "que nous avons besoin sur la justice sociale, sur l'école, sur les services publics de parlementaires de la gauche à l'assemblée nationale si nous voulons que ce quinquennat réussisse et ne s'engage pas dans une mauvaise direction".

 
55 commentaires - Législatives : Cazeneuve regrette l'absence d'une coalition PS-REM dans certaines circonscriptions
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]