Législatives 2017 : des assistants parlementaires envisagent de saisir les Prud'hommes

Législatives 2017 : des assistants parlementaires envisagent de saisir les Prud'hommes

Les résultats des législatives du 18 juin 2017 vont profondément bouleverser la composition de l'Assemblée nationale.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 17h22

Selon les informations de RMC, une cinquantaine d'assistants parlementaires s'apprêtent à attaquer devant les Prud'hommes leurs députés pour protester contre leur motif de licenciement.

Les députés ne seront pas les seuls emportés par la vague de renouvellement après les législatives, leurs collaborateurs vont également devoir abandonner leurs fonctions. En effet, avec le choix de certains députés de ne pas se représenter, la mise en place du non-cumul qui a obligé des élus à choisir entre leurs différents mandats et le succès du mouvement La République en marche (REM), un bon nombre de députés sortants ne retrouveront pas leur place dans l'hémicycle.

Selon les chiffres de RMC, environ 1.400 assistants parlementaires, sur près de 2.000, perdront leur emploi après les résultats du dimanche 18 juin.

Jusqu'à présent, quand le mandat de leur élu n'est pas renouvelé, les collaborateurs sont licenciés pour "motif personnel", une règle établie par la présidence de l'Assemblée nationale. Pour rappel, ce motif de licenciement s'applique, en droit du travail, si le salarié a un mauvais comportement, a commis une faute, ou encore, en cas d'insuffisance professionnelle ou d'absences répétées.



REVALORISER LEUR INDEMNISATION CHÔMAGE

Cette cinquantaine de collaborateurs souhaite donc que le conseil des prud'hommes requalifie leur licenciement en licenciement économique, comme pour des salariés en entreprise. Pour le moment, l'Assemblée nationale le leur refuse parce qu'ils n'accomplissent pas d'activité économique.

En cas de victoire des assistants parlementaires, leur indemnisation chômage passerait de 57,4 % à 75%. Les députés pourraient également devoir verser entre 10.000 et 15.000 euros à leurs anciens collaborateurs. RMC indique que le groupe socialiste a déjà saisi la présidence de l'Assemblée nationale car il sait qu'il va perdre un nombre conséquent de députés. A la fin du mandat de François Hollande, ils étaient 280 élus socialistes dans l'hémicycle, selon Le Monde. A l'issue des législatives, leur nombre pourrait baisser à entre 15 et 40, selon France Info.

Déjà lors de l'affaire Fillon, des assistants parlementaires avaient dénoncé leurs conditions de travail et leur statut précaire. Le quotidien La Croix avaient suivi un rassemblement de collaborateurs de gauche et de droite, réunis à l'appel de l'Association de gauche des assistants parlementaires, de la CGT et de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), devant le Sénat.

 
48 commentaires - Législatives 2017 : des assistants parlementaires envisagent de saisir les Prud'hommes
  • Un comble :
    Va-t-on voir une ex assistante parlementaire porter plainte aux Prud'hommes pour cause de rupture abusive de contrat de la part de son Châtelain de mari dans la Sarthe ?
    :-))

  • Mais les employeurs parlementaires , députés ou sénateurs droite/gauche, ils votent des lois qu'ils s'interdisent à eux même impensable !!!!!

  • Ils le savaient avant de commencer à travailler ; si le parlementaire pour lequel ils travaillent ne se représente pas ou est battu, c'est la fin de leur CDD.

  • Ils vont pointes au chomage comme tout le monde avec les memes indemnisations des chomeurs comme cela ils aprecirons le montant et verrons si ils peuvent avec

  • Après la désindustrialisation, la délocalisation, la dépéhessaisation...une activité économique florissante mise à pied. Fini les voyages à prétentions culturelles à Varadero ou Mahé , pris sur le budget municipal des taxes foncières et d'habitation. Que c'est triste ma pôv dame !

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