FN : Marion Maréchal-Le Pen, bonne soldate de sa tante

FN : Marion Maréchal-Le Pen, bonne soldate de sa tante

La députée Front national du Gard, Marion Maréchal-Le Pen, le 11 avril à Bayonne.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 12 avril 2017 à 18h00

PRÉSIDENTIELLE 2017 - Malgré les divergences politiques, Marion Maréchal-Le Pen a fini par enfiler le costume de la bonne soldate dans la campagne de Marine Le Pen. La benjamine de l'Assemblée nationale (27 ans) ne renonce pas pour autant à ses ambitions personnelles.

Elle sera candidate aux législatives tout en laissant planer des doutes sur la poursuite de son parcours politique.

Sens (Yonne), Crisolles (Oise), Fougères (Ille-et-Villaine)... À chaque meeting de la présidente du Front national (FN), Marion Maréchal-Le Pen cite les engagements de sa tante, donne du "nous", "nous avons décidé" ou "nous allons". Pourtant, les dernières semaines ont été plutôt mouvementées entre les deux Le Pen. Début mars, Marine Le Pen jugeait sa nièce "trop raide" et "inexpérimentée" pour devenir ministre en cas de victoire. Son bras droit, Florian Philippot, la trouvait de son côté en décembre "seule et isolée" au sein du FN. 

Si elle garde son style personnel - propos tranchés, évocation des dangers supposés d'une "islamisation" en cours -, la députée du Gard exhorte ses partisans à saisir une victoire électorale à "portée de main". "Saisissez votre chance! Vive Marine Le Pen ! Vive le Front national ! Vive la France", a-t-elle conclu mardi soir à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Cela malgré la ligne trop étatiste imposée, selon elle, au sommet du parti.



Les propos de sa candidate sur la rafle du Vel d'Hiv ? "Avec Marine Le Pen, nous ne serons pas de la génération qui s'excuse". Et la petite-fille de Jean-Marie Le Pen attaque Emmanuel Macron, principal rival de Marine Le Pen, qui avait dit que la colonisation française en Algérie était un "crime contre l'humanité". "Il s'adresse là (...) à la communauté franco-algérienne, francophobe j'imagine", lâche Marion Maréchal-Le Pen. Guère de dégagement personnel, excepté pour une anecdote ou pour s'en prendre au président Les Républicains (LR) de la région Paca, Christian Estrosi, avec qui elle ferraille au Conseil régional.

"OUI, JE SERAI CANDIDATE"

"Malgré parfois les quelques divergences que j'ai pu avoir, il n'y a rien d'incompatible" avec Marine Le Pen, a-t-elle tenu à assurer dimanche, réfutant "des lignes totalement contradictoires". Alors que Le Canard Enchaîné avait suggéré une semaine auparavant un retrait de la vie politique après la présidentielle, Marion Maréchal-Le Pen a assuré dimanche : "Oui, je serai candidate" à un nouveau mandat dans le Vaucluse. Mais elle a réaffirmé se garder "la possibilité de pouvoir partir, mais au moment le plus opportun".

Mardi soir, les 400 manifestants présents à l'extérieur n'avaient cure de ces interrogations sur l'avenir. "Vous préférez la nièce ou la tante ?" La question ironique d'une journaliste, posée à ces protestataires que Marion Maréchal-Le Pen qualifie de "punks à chien", "indépendantistes fumeurs de chichon", "associations LGBT et d'extrême gauche" ou "syndicalistes professionnels", inspire plutôt les 250 frontistes dans la salle Lauga.


Pour Claudie Cheyroux, "sur l'avortement et la vie, 'Marine' se positionne comme future présidente, ce que je comprends tout à fait. 'Marion', elle, comme défenseure de la vie". Sur ces sujets, sources de tensions au parti d'extrême droite, cette conseillère régionale FN est "plutôt sur la ligne 'Marion'. C'est notre députée, notre étendard à l'Assemblée nationale, un peu flamboyante". "Une de nos chouchoutes", abonde un autre élu régional, Gilles Hustaix.

Mais du côté de la députée, l'ambiance semble plus à baisser les armes en vue du congrès FN prévu à l'automne, anticipé par certains comme l'occasion d'une grande explication de ligne entre les tenants de Marion Maréchal-Le Pen et ceux de Florian Philippot. Pour un soutien de la députée interrogé par l'AFP en fin de semaine dernière, "le 'Canard' est bien informé, mais c'est pas la bonne temporalité. Elle prendra la décision sur son retrait après la présidentielle".

 
46 commentaires - FN : Marion Maréchal-Le Pen, bonne soldate de sa tante
  • Ben c'est sur, elle ne va pas cracher dans la soupe, pour l'instant du moins, jamais sa tante n'a été aussi proche du pouvoir faudrait qu'elle soit idiote (ce qu'elle n'est pas) pour se facher avec elle.

  • maurora  (privé) -

    Bonne soldate ?... décidemment le bruit des bottes est de plus en plus fort !...

  • patouvu  (privé) -

    Elle ne sait rien faire d'autre que de la "politique"alors elle est obligée de se représenter, faute d'être élue elle ne peut plus manger!!!!!!

  • un coup oui un coup non et le spectacle le pen continue

  • Personnellement, ce qui me rassure c'est de savoir qu'il y avait plus de monde à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les Français constateront

    qu'on est loin d'une France apaisée. Elle a beaucoup progressé depuis l'interview concernant le rôle du Conseil Régional où elle

    avait été incapable de répondre aux questions d'un journaliste et que c'est la dame qui l'accompagnait qui avait dû, tout en l'excusant

    le faire à sa place pendant qu'elle fuyait. (Images que tout le monde a pu voir, aussi).

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