Essonne : un candidat aux législatives accusé de viol

Essonne : un candidat aux législatives accusé de viol

Le maire de Linas est également poursuivi aux prud'hommes pour harcèlement moral et sexuel (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 08 juin 2017 à 18h40

Un Tunisien de 26 ans a déposé plainte pour viol contre François Pelletant, le maire centriste de Linas, également candidat dans le 4e circonscription de l'Essonne.

Francois Pelletant, le maire de Linas, fait l'objet de deux procédures judiciaires : une aux prud'hommes pour harcèlement moral et sexuel et une plainte pour viol actuellement à l'instruction, déposée par un Tunisien, ancien amant de l'élu, révèle Le Parisien.



Les faits remontent à 2015 mais leur histoire débute en 2014, rapporte Le Parisien.

Les deux hommes font connaissance sur un site de rencontres homosexuelles. "Après quelques semaines d'échanges, il m'a proposé de venir le rejoindre, il avait un travail de responsable logistique pour moi au sein de Carrefour des communes, une association qu'il dirigeait", se souvient Hamdi, arrivé en France en 2015.

Arrivé en région parisienne, les choses se compliquent et leur relation dérape. "Au bout de deux ou trois semaines, il m'a demandé d'entrer dans une relation sadomasochiste, je n'étais pas d'accord, mais j'ai voulu tenter, pour lui", assure l'ancien employé communal.

Quand il demande à François Pelletant d'arrêter, ce dernier le menace. "Il m'a rappelé que je lui devais tout : mes papiers, mon travail et mon logement, j'étais perdu en pays étranger, j'ai eu peur", confie encore le jeune homme qui se décide à quitter le logement mis à sa disposition par le maire de Linas.

FRANÇOIS PELLETANT SE POSE EN VICTIME

Il continue cependant à travailler pour François Pelletant jusqu'à l'automne 2015 où il se fait licencier. Une première plainte pour viol est déposée en décembre 2015, mais il la retire. "J'avais trop peur. Maintenant, je suis soutenu par mes proches et je ne suis plus à la rue, surtout je ne veux pas qu'il fasse subir à d'autres ce que j'ai vécu", affirme-t-il au Parisien. Il réclame en tout près de 35 000 € pour le préjudice subi.

"Depuis son licenciement, cette personne et son représentant syndical CGT réclament 70 000 € et font pression sur moi en tentant de prendre en otage ma réputation, confie-t-il. La victime que je suis ne lâchera pas un centime pour ces escrocs, même s'ils devaient m'accuser d'avoir tué le petit Grégory ! ", avait déploré le prévenu il y a quelques semaines dans Le Parisien. Aujourd'hui il dénonce la "concomitance entre la médiatisation de cette affaire et les élections législatives".

Le maire de Linas a déjà eu affaire à la justice à de nombreuses reprises. Il a déjà été condamné pour avoir détourné des fonds publics pour employer une dizaine de contrats d'avenir dans deux de ses associations. En 2006, il avait également été condamné pour favoritisme.

Le jeune homme a également engagé une procédure aux Prud'hommes pour harcèlement moral et sexuel, travail dissimulé et licenciement sans cause réelle. Une audience est prévue le 28 juin.

 
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