Emmanuel Macron, un "méchant" qui n'a "pas de limites" selon Manuel Valls

Emmanuel Macron, un

Manuel Valls et Emmanuel Macron, à Paris le 25 avril 2017 (archive).

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Orange avec AFP, publié le dimanche 14 mai 2017 à 10h30

CONFESSION - L'ancien Premier ministre, candidat aux législatives dans l'Essonne, est revenu sur les humiliations vécues cette semaine de la part de l'équipe d'Emmanuel Macron.

Il ne s'avoue pas vaincu.

Après une semaine difficile, où il s'est vu refuser l'investiture de La République en marche dans l'Essonne pour les élections législatives, Manuel Valls veut braver les humiliations et l'affirme : "je pense pense qu'on a besoin de moi (...) au Parlement".

Dans un entretien accordé au JDD, l'ancien premier ministre revient sur cette séquence et fustige le traitement qui lui a été réservé, en parlant de lui à la troisième personne : "A la fin, il n'y a rien de magnanime dans cette histoire. On joue jusqu'au bout, on l'humilie, on l'isole pour finir par une solution de compromis. Mais ils l'ont fait de manière tellement appuyée que ça s'est retourné contre Macron. C'est devenu le cas Valls". S'il n'a pas été investi pour La République en marche, le mouvement d'Emmanuel Macron a cependant choisi de ne présenter aucun candidat dans l'Essonne.

Il confie par ailleurs avoir réfléchi à abandonner, mais "veut être dans cette séquence" en tant que député, coûte que coûte : "Après les trois jours que j'ai connus, d'autres auraient envie de jeter l'éponge. On en a parlé avec Anne (sa femme, NDLR). De manière immodeste, je pense qu'on a besoin de moi. On a besoin de moi au Parlement".

HOLLANDE ET MACRON, "MÉCHANTS"

"Je joue le rôle de l'ennemi", analyse l'ancien Premier ministre, conscient qu'il ne doit rien attendre d'Emmanuel Macron, qui s'est politiquement construit dans leur hostilité au gouvernement, rappelle le JDD. Ce qui ne l'empêche pas tout de même de lancer quelques piques, estimant que le nouvel ex président de le République et le nouveau partagent une certaine méchanceté :

"Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n'a pas de codes donc pas de limites."

Mais Manuel Valls l'assure, il a à coeur qu'Emmanuel Macron réussisse dans ses nouvelles fonctions : "Très sincèrement, je veux qu'il réussisse. La volonté de renouvellement et de changement est porté par Macron, et pas Mélenchon ou Le Pen, c'est une chance", dit-il. Avant de tresser des lauriers au macronisme :

"La gestuelle du Louvre était très positive. Ce mélange de jeunesse et de tradition, c'était bien, je n'ai pas de problème avec le bonapartisme. Je sais quelle est la gestuelle dont le pays a besoin, ce que François Hollande a oublié - il ne l'a assumé que dans les heures les plus dramatiques. Hollande a oublié de faire de la politique, nous obligeant à faire pareil. Macron n'a pas gagné sur un programme, il l'a emporté parce qu'il a fait de la politique."

UN "REGRET"

Revenant sur sa période au gouvernement Manuel Valls finit par exprimer "un seul regret : ne pas avoir pu convaincre Hollande qu'il fallait engager une recomposition politique après les attentats du 13 novembre et les régionales". "Je me suis heurté à un mur, assène-t'il. Mais je ne pouvais pas partir à cause du terrorisme".

Et de conclure : "Si j'avais vraiment voulu être candidat, je serais parti avant".

 
156 commentaires - Emmanuel Macron, un "méchant" qui n'a "pas de limites" selon Manuel Valls
  • et homme est pathétique ,qu'il se taise !

  • valls un haineux que les français ne verront plus çà c'est formidable.

  • bouh un méchant ! t'as quel âge Valls ? faut sortir de la cour d'école et arrêter de bouder parce que tu n'as eu l'investiture du PS ! et que tu as les boules que Macron ait réussi avec une ligne différente !

  • "je pense qu'on a besoin de moi. On a besoin de moi au Parlement"."
    Il y a beaucoup de personnes dans les cimetières qui se disaient eux aussi indispensables. Méchant le Macron ? Je ne le pense pas non, mais M. Valls a voulu rallier LREM en s'imposant et en croyant que tout lui était dû.. et bine NON.
    Je pense que Valls en tant que 1er ministre a été très directif, voire a la limite de la dictature, loin d'être a l'écoute de ses concitoyens...
    Encore un qui se croit indispensable..

  • Possible qu'il ait raison , mais lui meme n'etait pas un tendre non plus .

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