Des emplois fictifs au sein du parti de François Bayrou ?

Des emplois fictifs au sein du parti de François Bayrou ?

François Bayrou

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Orange avec AFP, publié le vendredi 12 mai 2017 à 17h57

Un ex-assistant parlementaire affirme avoir bénéficié d'un emploi fictif auprès de deux parlementaires de l'UDF, alors qu'il travaillait pour le journal du parti (devenu MoDem), en 1996 et 1997.

L'histoire date d'il y a vingt ans mais risque de faire grand bruit.

Nicolas Grégoire témoigne dans plusieurs médias avoir occupé à l'époque deux emplois fictifs au profit de l'UDF, le parti de François Bayrou, devenu aujourd'hui le MoDem. "Quand j'ai vu que François Bayrou se posait en monsieur Propre, en caution morale et père vertueux de la politique, mon sang n'a fait qu'un tour", raconte-t-il au Télégramme. Invité sur Sud Radio, il explique avoir décidé de s'exprimer avant le premier tour pour "acculer" Emmanuel Macron et qu'"il soit forcé de prendre des mesures fortes pour moraliser la vie politique française".

"PAS L'AFFAIRE FILLON"

Il précise également quel était son poste : "j'étais payé par des fonds publics, de l'Assemblée nationale et du Sénat, et je travaillais à la place pour le parti de François Bayrou, qui s'appelait Force démocrate. J'écrivais en fait dans le canard du parti, 'Démocratie moderne'. J'avais deux employeurs. Ambroise Guellec, député, et Jean-Jacques Hyest, sénateur". Ce dernier a reconnu les faits auprès du journaliste du Télégramme. "Oui, bon, j'ai dû rendre service à Force démocrate. Je me rappelle très bien de cette personne", reconnaît l'ancien sénateur, devenu sage au Conseil constitutionnel avant de justifier qu'il s'agissait de pratiques courantes à cette époque et que "ce n'est pas l'affaire Fillon".

Toujours est-il que ce n'est pas la première fois qu'une personne rapporte de telles pratiques au sein du parti centriste. Ainsi, en 2014, dans son livre "Les mains propres", Corinne Lepage dénonçait déjà le recours à des emplois fictifs d'assistants parlementaires au MoDem. "Lorsque j'ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu'un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J'ai refusé en indiquant que cela me paraissait d'une part contraire aux règles européennes, et d'autre part illégal. Le MoDem n'a pas osé insisté mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence", raconte notamment l'ancienne ministre de l'Environnement.

 
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