"15 minutes pour convaincre" : les "objets fétiches" apportés par les candidats

Les 11 candidats ont défilé pour un oral d'explications de 15 minutes

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Orange avec AFP, publié le jeudi 20 avril 2017 à 22h00

À trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, les 11 prétendants à l'Élysée ont passé leur dernier "grand oral" collectif, sur France, jeudi 20 avril. Chaque candidat a disposé de 15 minutes pour exposer son projet, avec une séquence insolite : les 11 rivaux devaient apporter sur le plateau de "15 minutes pour convaincre" un objet de leur choix représentant leur projet, en guise d'introduction.

Avec des classiques, et quelques surprises.

LE RÉVEIL DE JEAN LUC MÉLENCHON

Sélectionné par tirage au sort pour commencer la soirée, le candidat de la France Insoumise a sonné le départ de la soirée avec... un réveil. Un réveil pour dire "il est temps", "parce que le changement climatique est commencé". "Il est temps de sortir du nucléaire parce que c'est dangereux". "Temps de répartir la richesse justement pour que l'on puisse vivre dignement" Temps d'abolir "la monarchie présidentielle", a t-il encore ajouté.


"Il est temps d'une France indépendante qui soit le champion mondial de la paix!" a t-il ensuite lancé, reprenant le thème de son grand meeting tenu à Marseille.

LE POSTER DE NATHALIE ARTHAUD

La candidate de Lutte Ouvrière a quant elle présenté une des photographies sportives les plus célèbres de l'histoire : le poing levé de Tommie Smith et John Carlos, sur le podium de l'épreuve du 200m des Jeux Olympiques de Mexico.

Nathalie Arthaud explique que les deux athlètes avaient "transformé leur victoire en cri de colère. Ça leur avait demandé énormément de courage et ça avait pazrlé à des millions d'opprimés." "Tous les combats des opprimés m'inspirent" a t-elle conclu.

LA CLÉ DE MARINE LE PEN

La candidate du Front national a présenté... une clé. "C'est un chef d'entreprise de Meurthe-et-Moselle qui symboliquement m'a offert la clé de son entreprise" a-t-elle raconté, ajoutant que "cette marque de confiance a été un vrai moment d'émotion".

"Je veux rendre aux Français la clé de la maison France" a t-elle lancé.

LE RAMEAU D'OLIVIER DE FRANÇOIS ASSELINEAU

Le candidat de l'Union Populaire Républicaine a présenté un rameau d'olivier, "un symbole de paix"... mais pas que. C'est "le symbole de la République, c'est aussi le symbole sur la pièce de 1 franc", poursuit-il, rappelant sa volonté de rétablir une monnaie nationale.

Le rameau est également "un symbole méditerranéen", car "l'avenir de la France passe par la Méditerranée" a t-il lancé. François Asselineau a égalemente rameau, symbole de l'UPR, une histoire très réussie.

LA CARTE VITALE DE BENOÎT HAMON

C'est un symbole dont tous les citoyens disposent. La petite carte verte de la Sécurité sociale a été dégainée par le candidat du Parti socialiste, parce que la santé "est menacée par le projet politique de certains", a t-il lancé, évoquant notamment la réforme des retraites.

"Ces programmes, on en a pas suffisamment parlé", a t-il déploré. Pour Benoît Hamon, la carte d'électeur : qui n'est pas un carte de consommateur ou une carte bleu. qui doit les amener à faire un choix!

LA STATUETTE DE NICOLAS DUPONT-AIGNAN

Le candidat de "Debout la France" a posé sur la table une statuette, qui lui avait été offerte "par un enfant en situation de handicap". Nicolas Dupont-Aignan a voulu insister sur le sort de "de toutes les personnes en situation de handicap, de tous les aidants". "Je fais de la politique pour servir" a t-il ajouté.

PHILIPPE POUTOU ET... LE DRAPEAU DE LA GUYANE

C'est un des symboles des grognes sociales actuelles en France. Philippe Poutou a brandi un drapeau miniature de la Guyane, plongée depuis plusieurs semaines dans un climat de révolte sociale. Un drapeau avec le "vert des richesses du sous-sol", "le jaune du sous-sol", et "le rouge de notre mouvement".

Le candidat du NPA souhaitait "rendre hommage aux blocages et aux mouvements en Guyane", dénonçant le "vol" des richesses de la Guyane par l'État français, et revendiquant le droit à l'autodétermination.

EMMANUEL MACRON LAISSE SA GRAMMAIRE A LA LOGE

L'ancien ministre de l'Économie et fondateur d'En Marche! avait "ramené une grammaire", car il souhaitait parler de l'accès à la connaissance. "Je l'ai laissée à la loge", a-t-il expliqué. Le candidat d'En Marche a préféré rebondir sur l'actualité du soir, alors que des policiers venaient d'être visés par des tirs sur les Champs-Élysées. "La première mission du président c'est de protéger. J'ai laissé la grammaire sur la table et je voulais parler de cela".

JACQUES CHEMINADE ET SON SILEX

Jacques Cheminade a quant à lui présenté à Léa Salamé et David Pujadas un silex "biface", "le couteau suisse de la préhistoire", explique t-il, le décrivant comme "un outil, pas un instrument de guerre". Le candidat du passé a voulu présenter une chose du passé, avec un sens du futur."

LES LIVRES DE JEAN LASSALLE

Le candidat a présenté "deux livres qui ont pris une part importante dans sa décision". "La marche à la rencontre des Français", et "A la rencontre des Européens", qu'il a rédigés. "Ils sont très riches et je les ai remis à l'ensemble de la classe politique et médiatique française.

FRANÇOIS FILLON N'EST "PAS FÉTICHISTE"

"Je n'ai apporté aucun objet parce que je ne suis pas fétichiste" a t-il expédié d'entrée, utilisant son temps de parole introductoire pour revenir sur la fusillade sur les Champs-Élysées, à l'instar d'Emmanuel Macron.

 
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